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Restauration de la rivière
Coulombe
Mission accomplie! (2003)
par:
Richard
Châtelain,
biologiste, directeur
ARLA
L'ARLA avait réalisé en 2001 une étude de
caractérisation de la rivière Coulombe,
tributaire du lac Aylmer, située dans la
municipalité de Beaulac-Garthby. Les résultats
de l'étude avaient démontré la nécessité
d'intervenir au niveau des berges et du lit de
cette rivière afin de corriger différents
facteurs limitant son utilisation comme frayère
par le doré jaune du lac Aylmer.
Durant l'automne 2002, un plan de restauration a
été réalisé grâce à l'aide financière accordée à
l'ARLA par Environnement Canada dans le cadre de
son programme Éco-Action, par la Fondation de la
faune du Québec dans le cadre de son programme
AQHA (Amélioration de la Qualité des Habitats
Aquatiques) et par la municipalité de
Beaulac-Garthby.
L'ensemble des interventions réalisées dans le
cadre du présent projet ont totalisé des
déboursés de 58 077.58 $. Elles ont exigé 57
jours-personnes de bénévolat et 72 jours
personnes pour le personnel technique
(biologiste, technicien, manœuvres). Voici la
liste des principales interventions qui ont été
réalisées dans le cadre de ce projet :
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Un nettoyage manuel a été réalisé sur tout
le cours de la rivière, du lac Aylmer au lac
Coulombe. Le démantèlement de trois digues
de castors a permis la montaison des
corégones en route vers leurs sites de
reproduction quelques jours plus tard.
-
Des segments de berge avaient été perturbés
et, avec le temps, ces milieux avaient subi
une érosion importante et étaient devenus
très instables. Quatre segments de berge
furent stabilisés avec la technique
d'enrochement et de revégétalisation du haut
du talus. Ces quatre sites mesurent
respectivement 16, 29, 33 et 500 mètres de
longueur.
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Afin de contrer l'apport de sédiments dans
la rivière, plusieurs ruisseaux naturels et
fossés qui drainent des terres agricoles ont
été restaurés ou aménagés. La stabilisation
du lit et des talus fut réalisée par la pose
d'une membrane géotextile qui a été
recouverte par des galets. Des arbustes
furent également plantés afin de favoriser
la revégétalisation des sites.
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Le lit de la rivière présente une quantité
importante de sédiments fins qui, déplacés
constamment par le courant, viennent
perturber l'écoulement de la rivière et les
habitats essentiels aux poissons (frayère,
aires d'alevinage, etc.). Un bassin de
sédimentation a été aménagé en amont des
sites de fraye pour recueillir ces
sédiments.
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Afin de redonner à la rivière son profil
naturel et de favoriser les déplacements des
poissons lors des périodes de faible débit
de la rivière, un chenal piscicole de 550
mètres fut aménagé.
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Lors de la réalisation du chenal piscicole,
la modification du substrat du lit de la
rivière et l'amélioration de l'écoulement du
cours d'eau ont favorisé l'implantation de
conditions d'habitats propices à la
reproduction du doré jaune. On y retrouve
notamment des substrats formés
principalement de galets et de blocs, et de
petites structures telles des seuils, des
fosses, des haut fonds.
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Afin de rétablir la bande végétale arbustive
pour stabiliser la structure physique de la
berge, pour fournir des abris pour la faune
et diminuer le réchauffement de l'eau, près
de 2 500 mètres de berges furent
renaturalisés. Quelques 4 300 plants de
myrique baumier, de cornouiller, de saule
arbustif et de spirée furent plantés.
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Un tronçon de la rivière localisé en milieu
agricole traverse des pâturages aménagés de
part et d'autre. Afin de confiner les
animaux aux champs et les empêcher d'avoir
librement accès à la rivière, plus de 2 400
mètres de clôtures électrifiées ont été
installées sur les deux rives.
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Le premier kilomètre de la rivière est
constitué d'un milieu humide propice à la
sauvagine. Afin de favoriser la nidification
des canards, notamment le canard branchu, et
de favoriser une plus grande biodiversité du
site, quelques nichoirs à canards ont été
installés et seront entretenus par des
bénévoles.
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Enfin, au printemps 2003, afin de contribuer
à la recolonisation de 5 frayères de la
rivière Coulombe par une population de dorés
jaunes reproducteurs, la Société de la Faune
et des Parcs (FAPAQ) y a ensemencé 70
géniteurs provenant de la rivière Coleraine
au début de la période de fraye. Certains de
ces géniteurs qui portent des étiquettes ont
été observés dans les jours suivants,
côtoyant des dorés non-étiquetés dans un
habitat de fraye situé dans un secteur
restauré de la rivière. La FAPAQ a signifié
son intention de répéter cette contribution
faunique à la restauration de la rivière
pour les deux prochaines années.
L'ARLA effectuera un suivi annuel des
aménagements réalisés dans la rivière et verra à
vérifier au printemps la présence de dorés
jaunes dans le cours d'eau, cela en
collaboration avec la FAPAQ. L'Association verra
également à faire la vidange du bassin de
sédimentation lorsque jugée nécessaire. Afin de
faire connaître le projet et de sensibiliser la
population sur ses actions, l'ARLA a publié un
communiqué et tenu une conférence de presse le
18 octobre. Des affiches ont été installées à
proximité des secteurs aménagés pour les situer
et pour identifier les partenaires financiers
qui ont permis la réalisation du projet.
L'Association des riverains du lac Aylmer inc.
est très fière de cette réalisation et tient à
remercier tous ses partenaires financiers, ses
bénévoles ainsi que toutes les personnes qui de
près ou de loin ont contribué au succès du
projet. |