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La rivière Maskinongé
pourrait-elle contribuer davantage à la
reproduction du doré jaune du lac Aylmer ?
(2002)
par:
Richard
Châtelain, biologiste, directeur ARLA
Le
maintien et l’amélioration du succès de pêche au
doré jaune dans le lac Aylmer dépend, entre
autres, du succès de la reproduction. Or parmi
les quatre tributaires importants jadis
fréquentés par les géniteurs, on constate depuis
quelques années une diminution significative de
l’activité de fraye dans deux de ces
tributaires, les rivières Coulombe et
Maskinongé.
La
productivité semble se maintenir dans les
rivières Saint-François et Coleraine, ce qui a
sûrement contribué à ralentir le déclin de la
qualité de pêche dans le lac Aylmer. Cependant,
compte tenu que l’accessibilité aux habitats de
fraye dans chaque tributaire peut varier d’une
année à l’autre en fonction des débits
printaniers des cours d’eau et du marnage du lac
Aylmer, la restauration des deux frayères en
déclin devrait contribuer au rétablissement des
populations de dorés jaune dans le lac en
diminuant les probabilités d’incidence de
classes d’âge faibles dans la structure de
population.
Bien que l’étude sur les populations de poissons
du lac Aylmer en voie de réalisation par la
FAPAQ (Estrie) ne soit pas encore terminée, on
sait que le doré jaune subit une récolte
importante par la pêche sportive et que la
qualité de pêche décline depuis quelques années
en même temps que la fréquentation des frayères
dans les rivières Coulombe et Maskinongé. Ce
déclin diminue considérablement le recrutement
annuel potentiel de dorés jaunes dans le lac
Aylmer. Or les résultats d’une étude réalisée
par l’ARLA en 2001 sur la rivière Coulombe font
état de sévères perturbations physiques dans
l’habitat de fraye du doré jaune qui seraient
responsables du déclin dans ce tributaire. Dans
le cas de la rivière Maskinongé, aucun facteur
évident n’a pu être identifié comme responsable
du déclin, puisqu’aucune étude n’a été réalisée
pour en chercher les causes.
Une étude est donc requise sur la rivière
Maskinongé dans le but de caractériser les
habitats de reproduction, d’identifier la ou les
causes du déclin et, le cas échéant, de proposer
un plan pour la restauration de cet habitat de
fraye.
L’ARLA a présenté à la FAPAQ une demande de
subvention pour le financement de cette étude
dans le cadre du programme Faune-Nature en 2002
et a obtenu un engagement financier de la
Municipalité du canton de Stratford et l’appui
du Conseil Régional de l’Environnement de
l’Estrie et du Conseil de l’Environnement et de
la Culture de Stratford. Cependant, cette étude
ne pourra se réaliser avant l’été 2003, puisque
la subvention n’a pas été accordée en 2002 faute
de disponibilité budgétaire. |