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Un nouveau projet de recherche sur le lac Aylmer
est lancé (2009)
Les résultats de 2009 sont
maintenant disponibles
ici
(3,46Mo.pdf.61 pages).
Réjean Hébert, géologue/directeur de
l’A.R.L.A.
La conservation de la
qualité environnementale du lac Aylmer est une
des missions
poursuivies par l’Association des Riverains du
lac Aylmer (A.R.L.A.). Soucieuse de faire
avancer la connaissance du lac et de son bassin
versant, elle parraine un nouveau projet de
recherche qui a débuté concrètement le 6 mars
2009 par l’échantillonnage des sédiments
lacustres en cinq points différents. Le but est
d’en connaître davantage sur les
caractéristiques physiques et chimiques des
sédiments tapissant le fond du lac.
Le projet de
recherche
Depuis de nombreuses années, l’A.R.L.A. prélève
des échantillons d’eau du lac et de ses
tributaires afin d’en déterminer la qualité
chimique et biologique en ce qui a trait aux
teneurs en phosphore, en nitrate et en
coliformes.
Cependant, un lac, c’est aussi un réservoir où
s’accumulent des sédiments formés de particules
solides et de l’eau qui proviennent de tout le
bassin versant. Or, on en sait peu sur la
composante des sédiments du lac. Une étude,
menée par la Commission géologique à Ottawa et
dont le rapport a été publié en 1994, a montré
une contamination complexe provenant à la fois
de l’environnement lui-même et de sources
minières. Mais aucune donnée permettant
d’identifier des sources agricoles ne sont
présentées dans le rapport.
Ainsi, on sait que les sédiments sont côtoyés
par la faune et par la flore qui s’y fixe en
partie. Il devient donc important de savoir de
manière exhaustive, quelle est la composition de
ces sédiments. L’échantillonnage réalisé en mars
2009 n’est que l’amorce d’un projet de plus
grande envergure. Ce projet vise aussi l’étude
des tributaires du bassin versant. Cet
échantillonnage a été mené
par une équipe de
l’Université Laval composée de Réjean Hébert,
professeur au Département de géologie et de
génie géologique, Denis Jobin, technicien,
Alexandre Bourget, professionnel de recherche et
Rosa Galvez, professeure, ces deux derniers
étant rattachés au Département de génie civil.
Guy St-Laurent, directeur à l’A.R.L.A., s’est joint
à l’équipe au cours de la journée.

Vue du mini derrick et d’une partie du train de
tiges et Alexandre Bourget,
professionnel de recherche à l’Université Laval.
Cinq carottes ont été prélevées dans le secteur
du quai de Stratford et deux dans le secteur de
la rivière Maskinongé. Ces carottes contiennent
jusqu’à 60 cm de sédiments prélevés à l’aide
d’un tube de plexiglas de 5 cm de diamètre, fixé
au bout d’un dispositif muni d’une valve
permettant la rétention de l’échantillon et
descendu ainsi au fond à l’aide de tiges
rigides. L’opération est facilitée par
l’installation d’un mini derrick que l’on peut
apercevoir sur la photo.
Maintenant, les carottes reposent dans une
chambre réfrigérée à 2°C dans un laboratoire de
l’Université Laval en attendant leur étude
détaillée. On
apprendra ainsi leur
composition minéralogique, la composition
chimique des divers éléments et composés
comme par exemple : le phosphore, les nitrates,
le cuivre, le fer, le zinc et les spores
d’algues bleues.

Exemple d’une carotte prélevée le 6 mars et se
protégeant du froid, Denis Jobin, technicien au
Département de génie civil de l’Université
Laval.
La suite du projet
À l’été 2009, le projet se poursuivra par
l’échantillonnage de l’eau et des sédiments de
deux tributaires importants : le ruisseau du
Troisième et la rivière Maskinongé. On sait que
ces tributaires ont subi l’influence des
opérations minières menées à Stratford dans les
années 60 et 70. L’équipe de recherche veut
ainsi vérifier l’état actuel des tributaires
après plus de 30 ans d’arrêt des activités
minières. Le projet estival sera supervisé par
les professeurs Rosa Galvez, Réjean Hébert et un
étudiant-stagiaire sera embauché, Alexandre
Gauthier, pour réaliser les étapes de
prélèvements, d’analyses en laboratoire,
d’exploitation des données et de leur
interprétation. Les résultats seront rendus
publics au cours de 2010.
Pour consulter ces résultats,
cliquer ici (3,46
Mo.pdf, 61 pages).
mise à jour février 2010
PERFORMANCE, édition électronique |