Bref histoire de l’ARLA...

1974-2019

Au début, sous la gouverne de Laurent Morin, un projet de caractérisation des systèmes de traitement des eaux usées de chaque bâtiment autour du lac a été entrepris.

Des ingénieurs-conseils ont été mandatés pour cette caractérisation de chaque propriété et la préparation d’une fiche, sur laquelle on avait dessiné le système de traitement d’eaux usées. Une cartographie de chaque zone du lac avait été présentée lors d’une assemblée générale avec un code vert, jaune et rouge devant chaque propriété.

Je peux vous dire que, dans notre secteur, il y avait beaucoup de rouge. Il s’en est suivi un nouveau règlement du gouvernement provincial sur les fosses septiques et les champs d’épuration, mais les municipalités devaient adopter la réglementation pour leur territoire respectif. L’ARLA devait les suivre pendant au moins cinq ans avant de voir des résultats. Le gouvernement provincial a finalement accordé des fonds pour que les municipalités riveraines du lac procèdent à l’installation de systèmes de traitement des eaux usées. Les règlements de fosses septiques et des champs d’épuration pour les chalets ont suivi.

M. Morin est décédé peu de temps après cette étape importante. Les activités de l’ARLA ont ralenti après la perte de ce valeureux secrétaire-trésorier.

Dans les années 60, il y avait deux mines de cuivre, Solbec et Cupra, qui exploitaient à Stratford dans le bassin versant du lac Aylmer. L’exploitation de ces mines a pris fin dans les années 70, mais l’héritage pour le bassin versant a été un énorme lac de rétention contenant du cuivre, du zinc et autres métaux lourds.

Pendant plusieurs années, ces métaux ruisselaient vers le lac Aylmer. La société Cambior inc., une minière qui était en partie la propriété du gouvernement du Québec (à l’époque) avait acheté ses emplacements. Sous la présidence de Lise Bergeron, Marcel Paquet et Luc Michel (1986-1996), on a effectué plusieurs interventions pour convaincre Cambior et le ministère de l’Environnement de nettoyer les sites des deux mines ainsi que le lac de rétention de même que les résidus. Aujourd’hui, il s’agit du lac Héronnière.

Dès 2002-2003, la restauration et l’aménagement de la rivière Coulombe dans Garthby-Beaulac étaient un projet d’envergure piloté par Richard Châtelain. La rivière avait déjà été un lieu important de frai du doré, mais s’est dégradée avec les années, surtout par une mauvaise gestion agricole en amont. L’ARLA a procédé à l’obtention d’un rapport d’expertise et après avoir sollicité des subventions importantes, on a entrepris des travaux de restauration des rives. La rivière Coulombe est aujourd’hui en bien meilleur état.

Par la suite, une entente sur le niveau d’eau en saison estivale a été conclue avec le Ministère de l’Environnement afin de répondre aux nombreuses plaintes reçues des membres.

Votre association a accompli de grandes choses pour améliorer la santé du lac Aylmer. Aujourd’hui, nous avons de nouveaux défis. Les espèces exotiques, comme le myriophylle à épi et autres plantes envahissantes, sont des menaces réelles pour la diversité de la vie aquatique, la santé du cours d’eau et le bien-être des résidents.

Il faut limiter la propagation de ces PEE, mais l’éradication de ces plantes est très compliquée et dispendieuse. Il semble que la seule façon de limiter l’accès est le lavage des embarcations qui proviennent de d’autres plans d’eau. Il s’agit là d’un autre projet d’envergure que l’ARLA doit étudier et entreprendre. L’ARLA a la tradition de ne pas reculer devant de grands défis, alors j’ai confiance que le conseil d’administration pour lequel vous voterez plus tard saura agir dans la même veine.